−15 % d’émissions,+19 % de chiffre d’affaires : notre décarbonation avance.
Posté le 2 avril 2026
OBM Construction publie les résultats de son Bilan Carbone® 2024. Un résultat qui confirme que croissance et construction bas carbone ne sont pas antinomiques — à condition de piloter sa trajectoire avec rigueur.

Décarbonation et croissance : les deux ne s’excluent pas
Où en sommes-nous de notre trajectoire carbone chez OBM Construction ? C’est la question que nous avons posée — données en main — lors de notre dernier comité de mission, en analysant les résultats de notre Bilan Carbone® 2024, réalisé avec le cabinet Nepsen, selon la méthode de référence portée par l’Association pour la transition Bas Carbone (ABC).
Les enseignements sont encourageants, et méritent d’être partagés avec transparence. Car dans le secteur du BTP, où les émissions de gaz à effet de serre restent structurellement élevées, chaque avancée documentée est une contribution concrète à la décarbonation de la filière.
« Entre 2021 et 2024, nos émissions sont passées de 18 744 tCO₂e à 15 850 tCO₂e. Dans le même temps, notre chiffre d’affaires progressait de 44,8 M€ à 53,3 M€. Nous avons réduit nos émissions tout en développant notre activité. »
C’est précisément l’indicateur qui distingue une démarche carbone sérieuse d’une communication verte : non pas les émissions brutes, mais l’intensité carbone — c’est-à-dire la quantité de CO₂e émise pour chaque millier d’euros de valeur produite. Entre 2021 et 2024, cet indicateur est passé de 0,418 tCO₂e / k€ à 0,297 tCO₂e / k€, soit une baisse de 29 %.
Une méthode rigoureuse pour un diagnostic fiable
Le Bilan Carbone® est une méthode développée par l’ADEME et portée par l’ABC. Elle couvre l’ensemble des émissions directes et indirectes d’une organisation — les fameux Scope 1, 2 et 3 — selon le principe : données d’activité × facteur d’émission = émissions de GES.
Pour OBM Construction, l’exercice 2024 couvre neuf postes d’émissions distincts : énergie, hors énergie (fluides frigorigènes), déplacements, intrants (matériaux et services achetés), fret, sous-traitance, utilisation des bâtiments construits, immobilisations et déchets. Un périmètre large, conforme à l’exigence d’ampleur de 80 % des émissions fixée par la méthode.
Les données d’entrée proviennent des fichiers internes d’OBM Construction : relevés de consommation, fichiers de facturation, données de flotte, études thermiques RSET/RSEE des projets. Ce recours aux données physiques (kWh, tonnes, litres, km) plutôt qu’aux approximations garantit un faible niveau d’incertitude sur la grande majorité des postes.
Résultats par poste : ce que dit vraiment notre empreinte carbone
Vue d’ensemble : deux postes structurels dominent
La répartition des 15 850 tCO₂e émises en 2024 est concentrée sur deux postes qui totalisent 86 % de l’empreinte totale :
| 1er POSTE · SOUS-TRAITANCE 11 254 tCO₂e 71 % des émissions totales | 2eme POSTE · UTILISATION DES BÂTIMENTS 2 420 tCO₂e 15 % des émissions · −70 % vs 2021 |
| POSTE D’ÉMISSIONS | 2021 | 2024 | ÉVOLUTION |
|---|---|---|---|
| Sous-traitance | 9 009 tCO₂e | 11 254 tCO₂e | +25 % |
| Utilisation des bâtiments | 7 981 tCO₂e | 2 420 tCO₂e | −70 % |
| Intrants (matériaux & services) | 1 211 tCO₂e | 1 546 tCO₂e | +28 % |
| Déplacements | 307 tCO₂e | 427 tCO₂e | +39 % |
| Énergie | 112 tCO₂e | 61 tCO₂e | −46 % |
| Immobilisations | 57 tCO₂e | 60 tCO₂e | +5 % |
| Fret | 14 tCO₂e | 50 tCO₂e | +268 % |
| Déchets directs | 49 tCO₂e | 26 tCO₂e | −46 % |
| Hors énergie | 4 tCO₂e | 6 tCO₂e | +33 % |
| Total | 18 744 tCO₂e | 15 850 tCO₂e | −15 % |
La sous-traitance : premier levier de décarbonation dans le BTP
Avec 71 % des émissions totales, la sous-traitance est le poste cardinal du Bilan Carbone® d’OBM Construction. Il englobe toutes les dépenses de lots sous-traités sur les chantiers — gros œuvre, charpente, menuiseries, façades, fluides, électricité… — soit 31,2 M€ de travaux sur l’exercice 2024, calculés par ratio monétaire (360 kgCO₂e / k€ de travaux de construction).
La hausse de 25 % par rapport à 2021 s’explique par un périmètre élargi : les matériaux fournis et posés par les sous-traitants sont désormais intégrés dans ce poste, ce qui améliore la précision du diagnostic plutôt qu’elle ne reflète une dégradation réelle.
L’utilisation des bâtiments construits : l’impact de la construction bas carbone sur 50 ans
Le poste « Utilisation » comptabilise les consommations énergétiques projetées des bâtiments livrés par OBM Construction, sur une durée de vie de 50 ans. Il est calculé à partir des fichiers RSET et RSEE de chaque projet, pondérés par le taux d’avancement (taux de facturation) de l’affaire au cours de l’exercice étudié.
En 2024, ce poste s’établit à 2 420 tCO₂e, soit une division par trois par rapport à 2021 (7 981 tCO₂e). Deux facteurs expliquent cette évolution :
1. Un périmètre de surface revu — La méthode de calcul est désormais alignée sur le taux de facturation de chaque projet : 12 574 m² pris en compte en 2024, contre 28 000 m² en 2021.
2. Une meilleure performance énergétique des bâtiments livrés — OBM Construction construit des bâtiments conformes à la RE2020, alimentés par des sources d’énergie décarbonées (réseaux de chaleur, électricité). Sur les 16 projets du portefeuille 2024, la quasi-totalité sont des établissements scolaires — collèges, lycées, écoles primaires — dont les consommations sont maîtrisées et les typologies bien connues.
C’est ici que la construction bois et la construction biosourcée jouent un rôle fondamental : des bâtiments à ossature bois, aux matériaux biosourcés et aux enveloppes performantes consomment structurellement moins d’énergie sur leur durée de vie. Ce n’est pas seulement un avantage carbone à la construction — c’est un avantage carbone pour les 50 ans qui suivent.
Intrants : les matériaux de construction sous la loupe
Le poste Intrants totalise 1 546 tCO₂e, dont 50 % imputables aux métaux (barres et tubes d’acier) et 44 % aux achats de services (honoraires, assurances, communication). La barre d’acier représente à elle seule 78 % des émissions du sous-poste matériaux de construction.
Depuis 2023, le périmètre bois a été considérablement élargi grâce aux tableurs « QTE CONSOMMÉE EN BOIS » : la production interne des murs à ossature bois (MOB), la charpente sous-traitée, les murs CLT et les planchers CLT sont désormais tous intégrés. Une construction biosourcée de haute précision, qui réclame une traçabilité des flux matière à la hauteur de son ambition.
Énergie : un poste maîtrisé grâce aux choix de sobriété
Avec seulement 61 tCO₂e — soit moins de 0,4 % du total —, le poste Énergie illustre la stratégie de sobriété d’OBM Construction. La consommation totale s’établit à 694 571 kWh, dont une partie significative issue des panneaux photovoltaïques du site de Chevilly (45) (122 320 kWh, facteur d’émission : 0,044 kgCO₂e/kWh). Le recours aux énergies fossiles reste limité, avec une consommation de propane réduite de moitié en 2024 grâce à la réduction d’usage des chariots élévateurs.
Ce que révèle vraiment notre Bilan Carbone® : une décarbonation du BTP à l’œuvre
Si l’on isole les deux postes structurels — sous-traitance et utilisation des bâtiments — qui échappent en partie à la maîtrise directe d’OBM Construction à court terme, les émissions résiduelles de l’entreprise s’élèvent à 2 175 tCO₂e. C’est sur ce périmètre opérationnel que les leviers d’action sont les plus immédiats.
La baisse globale de 15 % entre 2021 et 2024 s’inscrit dans la trajectoire fixée lors du Diagnostic Décarbon’Action de 2021. Elle est le résultat de choix concrets : des bâtiments plus performants énergétiquement, une meilleure précision dans la collecte des données, et une culture interne qui fait de la mesure carbone un outil de pilotage
« La décarbonation du BTP ne se décrète pas. Elle se pilote, avec des données, des indicateurs et une gouvernance carbone dédiée. Notre cap est −35 % d’intensité carbone d’ici 2027. »
L’enjeu des trois prochaines années est clair : franchir le seuil des −35 % d’intensité carbone par rapport à 2021. Pour y parvenir, deux chantiers prioritaires se dessinent. D’abord, raffiner la comptabilisation de la sous-traitance en mobilisant les ACV issues de la RE2020, pour passer d’une approche économique à une approche physique. Ensuite, continuer de livrer des bâtiments conformes aux exigences de la construction bas carbone — à ossature bois, biosourcés, à haute performance énergétique — dont l’impact se diffuse sur 50 ans d’utilisation.
Découvrez nos engagements RSE : https://www.obmgroupe.net/societe/engagements/